Le conseil d'administration de l'Agence nationale de l'habitat réuni mi-décembre a voté un budget 2026 de près de 4,6 milliards d'euros dont 4,4 milliards d'aides directes aux foyers, sous réserve que le Parlement adopte la loi de finances. Thierry Repentin, président de l'Anah, parle d'un "budget de continuité et de responsabilité" visant à sortir durablement du "stop-and-go" qui a paralysé le secteur.
L'agence cible au moins 120 000 rénovations d'ampleur en maisons individuelles et copropriétés, plus 150 000 rénovations par gestes avec accent mis sur le remplacement des chauffages fossiles selon la stratégie nationale bas-carbone en consultation. Au total, environ 350 000 logements devraient toucher une subvention. Les copropriétés fragiles récupèrent 300 millions d'euros via le Plan initiative copropriétés. MaPrimeAdapt' monte en puissance avec 41 000 logements adaptés à la perte d'autonomie prévus. L'habitat indigne et le financement des espaces France Rénov' restent soutenus. Conformément aux promesses gouvernementales, le guichet MaPrimeRénov' rouvre intégralement à tous les ménages dès janvier 2026, avec toutefois un pilotage budgétaire strict et un dialogue renforcé avec les territoires.
Face à la professionnalisation des arnaques observées récemment, l'Anah s'arme de nouveaux leviers : encadrement renforcé des mandataires financiers avec exigences accrues sur leur capacité financière et contrôles internes, modernisation des modalités de vérification incluant des inspections à distance, création d'une commission unique des sanctions. Objectif affiché : protéger les foyers, crédibiliser la politique publique et garantir que chaque euro profite à des projets sérieux. Côté territorial, l'expérimentation des petites copropriétés est prolongée pour débloquer les centres anciens, la prime sortie de vacances s'étend aux zones rurales, et des adaptations spécifiques sont confirmées pour les outre-mer.0