Annoncée pour le 1er janvier 2026, la réforme du DPE (Diagnostic de performance énergétique) prévoit une refonte majeure, en particulier sur le coefficient d'énergie primaire de l'électricité. Focus sur les impacts de cette réforme...
En procédant à une révision du coefficient d’énergie primaire d’électricité, de 2,3 à 1,9, la réforme aura pour conséquence principale le gain d’une classe énergétique pour 7 millions de résidences principales, soit 23% du parc. En l'occurrence, il s’agit essentiellement des logements chauffés à l'électricité, qui représentent 91% des biens bénéficiant de cette progression. Ainsi, près d'un propriétaire sur deux, dont le logement est principalement chauffé à l'électricité, verra son DPE s'améliorer d'une classe. Pour les logements dont le chauffage et la production d'eau chaude sont électriques, la progression sera de 17% (contre 2% pour les autres).
Autres gagnantes dans cette réforme : les petites surfaces et les passoires thermiques. Selon l’étude de Casam, 35% des logements classés F gagneront également une classe (26% pour les logements de classe D). Résultat : ce sont près de 50 000 logements classés G et mis en location qui pourront passer en F et profiter d’un sursis de deux ans supplémentaires avant l’interdiction de location.
De leur côté, les logements de moins de 40m², chauffés à l’électricité, seront aussi avantagés : 41% devraient gagner une classe.
Cette réforme donne donc une marge de manœuvre supplémentaire aux propriétaires, souvent contraints de vendre leur bien à perte.